Ce que le télé conseil vétérinaire peut vous apporter
Mieux comprendre ce que vous observez
Lorsque son animal n’est pas comme d’habitude, il n’est pas toujours facile de savoir quels éléments sont importants ou comment interpréter ce que l’on observe.
Le propriétaire peut décrire la situation au vétérinaire consultant, poser ses questions et obtenir des informations générales sur la santé et le bien-être de son animal.
« À distance, le propriétaire reste notre principal interlocuteur : c’est lui qui connaît les habitudes de son animal et qui peut décrire ce qui a changé. Prendre le temps de préciser ce qu’il observe, depuis quand et comment la situation évolue permet d’avoir un échange aussi utile que possible. » explique Dr Aymeric MAUVEROU, chef du service de télé conseils vétérinaires d’Agria en France et vétérinaire praticien.
Identifier les éléments à surveiller
Lorsqu’un changement apparaît, on ne sait pas toujours quels signes doivent retenir notre attention.
Le vétérinaire consultant peut aider le propriétaire à identifier les éléments à surveiller et à savoir dans quelles circonstances il est préférable de contacter son vétérinaire habituel.
L’objectif est ainsi de donner au propriétaire des repères pour mieux suivre l’évolution de la situation.
Obtenir des informations générales
Le service de conseils vétérinaires peut également répondre aux questions générales concernant la santé, le comportement et le bien-être de l’animal.
Ces échanges peuvent notamment être utiles lorsque le propriétaire souhaite mieux comprendre une situation du quotidien ou obtenir des informations sur un sujet qui le préoccupe.
Savoir quand contacter son vétérinaire habituel
Certaines situations peuvent évoluer et nécessiter un examen de l’animal. Le vétérinaire consultant peut expliquer au propriétaire quels changements ou quelle évolution doivent l’amener à contacter son vétérinaire habituel.
Lorsqu’un examen ou une prise en charge est nécessaire, le propriétaire est invité à se rapprocher de son vétérinaire habituel, qui reste au centre du suivi médical de l’animal.
Ce que le télé conseil vétérinaire ne peut pas vous apporter
Le conseil à distance a toutefois une limite essentielle : le vétérinaire consultant ne peut pas examiner directement l’animal.
- Il ne permet pas de poser un diagnostic : un diagnostic peut nécessiter un examen clinique et, selon la situation, des examens complémentaires. Un échange à distance ne permet pas de les réaliser.
- Il ne permet pas de prescrire ou de modifier un traitement : le service de conseils vétérinaires ne permet pas de prescrire un traitement ni d’en modifier un déjà prescrit.
- Il ne permet pas de réaliser un examen clinique : observer directement l’animal permet au vétérinaire d’évaluer des éléments qui ne peuvent pas être appréciés à distance. Lorsque cet examen est nécessaire, le propriétaire doit consulter son vétérinaire habituel ou une structure vétérinaire adaptée.
- Il ne prend pas en charge les urgences : une urgence vétérinaire nécessite une prise en charge dans une structure adaptée. Le conseil à distance ne doit jamais retarder une prise en charge lorsque l’état de l’animal nécessite une intervention rapide.
Conseil à distance et consultation vétérinaire : deux rôles différents
Le service de conseils vétérinaires et la consultation vétérinaire répondent donc à des besoins différents.
Le télé conseil permet d’échanger, d’obtenir des informations, de mieux comprendre ce que l’on observe et d’avoir des repères pour savoir quand contacter son vétérinaire habituel.
La consultation vétérinaire permet, elle, d’examiner directement l’animal et de mettre en œuvre la prise en charge nécessaire lorsque son état le justifie.
Le conseil du Head Vet
« Le bon réflexe est de ne pas attendre d’avoir soi-même identifié ce dont souffre son animal pour demander conseil. Décrire simplement ce que l’on observe et poser ses questions permet déjà d’avoir un échange utile. Et lorsqu’un examen de l’animal est recommandé, le vétérinaire consultant pourra vous inviter à contacter votre vétérinaire habituel. » conclut Dr Aymeric MAUVEROU