chat a qui on prodigue les premiers secours
À propos des chiens et des chats

Journée mondiale des premiers secours

Le 12 septembre, la Journée mondiale des premiers secours rappelle qu'en situation d'urgence, les premiers gestes sont souvent ceux qui comptent le plus. La Croix-Rouge française estime que, dans neuf cas sur dix, ils sont réalisés par un proche avant l'arrivée des secours. Pour notre chien ou notre chat, ce proche, c'est nous ! Bonne nouvelle : des formations permettent d'acquérir les bons réflexes, ceux qui peuvent faire toute la différence lorsqu'une urgence survient.

Après un été marqué par les coups de chaleur

Canicule, intoxications, accidents… L'été 2026 a une nouvelle fois montré qu'une urgence vétérinaire peut survenir en quelques minutes. Tout au long de la saison, le réseau 3115 Urgences Vétérinaires a alerté sur la multiplication des coups de chaleur. Il a notamment rappelé qu'une simple promenade aux heures les plus chaudes peut suffire à mettre un chien en danger, même sans qu'il ait été laissé dans une voiture. Dans ce type de situation, les premières minutes peuvent faire la différence. Sans se substituer aux soins vétérinaires, quelques gestes simples permettent parfois de limiter les conséquences de l'accident en attendant la prise en charge.

Les bons réflexes… et les gestes à éviter

  • En cas d'intoxication, il est préférable de conserver l'emballage du produit ou de le photographier afin d'aider le vétérinaire à identifier rapidement le toxique. En revanche, faire vomir son animal, lui donner du lait ou administrer un médicament destiné aux humains peut aggraver la situation. Le paracétamol, par exemple, est particulièrement toxique chez le chat.
  • Face à une hémorragie, une compression directe à l'aide d'une compresse ou d'un linge propre permet de limiter le saignement pendant le transport. Si un objet est profondément enfoncé dans la plaie, mieux vaut ne pas le retirer : il peut contribuer à limiter l'hémorragie.
  • En cas de coup de chaleur, il faut installer immédiatement l'animal dans un endroit frais et le refroidir progressivement avec de l'eau fraîche, jamais glacée. Même si son état semble s'améliorer, une consultation vétérinaire demeure indispensable.
  • Après une chute ou un accident, un chien ou un chat blessé peut mordre ou griffer sous l'effet de la douleur, même s'il est habituellement très calme. Il est conseillé de limiter ses déplacements et, si besoin, de le transporter sur une couverture ou un support rigide.
  • Enfin, en cas d'étouffement, un objet ne doit être retiré que s'il est parfaitement visible et facilement accessible. Chercher à l'extraire à l'aveugle risque de l'enfoncer davantage.

Des formations accessibles à tous

Longtemps réservées aux professionnels du monde animal, les formations aux premiers secours canins et félins sont aujourd'hui ouvertes au grand public. Des organismes comme Humanimal, qui forme propriétaires et professionnels depuis 2014, ou encore l'UNASS proposent des sessions dans de nombreuses régions de France. En 2026, le réseau 3115 Urgences Vétérinaires a lui aussi lancé des formations animées par des vétérinaires urgentistes. Ces premiers secours animaliers séduisent une nouvelle génération de propriétaires.

Selon une enquête Agria, 12 % des 18-39 ans ont déjà suivi une formation, soit deux fois plus que la moyenne des propriétaires de chiens et de chats (6 %). Une pratique qui devrait continuer à gagner du terrain. Chez les jeunes propriétaires, l'envie est bien présente : 34 % découvrent l'existence de ces formations et souhaitent en savoir davantage, avec l'idée simple d'être prêts si, un jour, leur compagnon a besoin d'eux.

Anticiper pour mieux protéger

Comme pour les humains, les premiers secours commencent bien avant l'accident. Avoir sous la main les coordonnées de son vétérinaire, d'un centre antipoison vétérinaire ou de la clinique de garde la plus proche peut faire gagner de précieuses minutes. Préparer une trousse de premiers secours adaptée à son animal est également un réflexe utile.

Les premiers secours animaliers n'ont pas vocation à remplacer le vétérinaire. Ils permettent de reconnaître une situation d'urgence, d'éviter des gestes parfois contre-productifs et d'accompagner son animal dans les meilleures conditions jusqu'à sa prise en charge.